Twitter

A- A A+

bloc vide

 

BONHEUR REGIONAL BRUT - édition 2013

style-de-bouton-de-telechargement-rapidshare 30-584

 

Les insuffisances du PIB, dénoncées par tous les économistes, ont conduit GLOBECO à mettre sur pieds et à publier tous les ans, d’une part un indice du bonheur mondial (IBM) et, d’autre part, un indice du bonheur national brut (BNB) à la Française. Les questions qui se posent pour le monde et pour notre pays se posent de la même façon pour nos régions :

Qu’est-ce qu’une région heureuse ?

 

 
La réponse à cette question est la même pour les régions que pour le monde et pour chaque pays :

  • Une région heureuse est une région où on vit en paix et en sécurité ;
  • Une région heureuse est une région où les droits de la personne humaine sont respectés ;
  • Une région heureuse est une région dont les habitants jouissent d’une bonne qualité de vie ;
  • Une région heureuse est une région dont les niveaux de formation, de recherche et d’innovation sont importants.

Comme pour les autres indices du bonheur de GLOBECO, il ne s’agit pas de mesurer le bonheur personnel de chacun : cela n’est possible qu’à travers la méthode subjective qui consiste, notamment par sondages, à interroger chacun sur la façon dont il apprécie son propre bonheur. Par contre, sur la base d’agrégats statistiques, il s’agit de rassembler, concernant les quatre chapitres énoncés plus haut, des indicateurs significatifs qui signifient qu’il est plus facile d’être heureux personnellement dans les régions bien classées que dans les régions mal classées. Les indicateurs retenus sont les suivants :

  • Espérance de vie à la naissance
  • Morts violentes
  • Taux de participation aux élections
  • Inégalités hommes / femmes
  • PIB par tête
  • Taux de pauvreté
  • Taux de chômage et d’emploi
  • Développement durable écologique
  • Formation
  • Recherche

Notre méthode de classement est la méthode du maillot vert du Tour de France cycliste : la région classée première a un point et la région classée 22ème a 22 points ; pour établir le classement général, nous faisons la somme des points de chaque région, et celle qui en a le moins est classée première.
Cette édition 2013 est la première, et elle est donc expérimentale : tous ceux qui sont intéressés par la vie régionale peuvent évidemment réagir, et les versions des années suivantes tiendront compte des réactions justifiées des uns et des autres. Notons aussi que, pour réaliser ce travail, j’ai tenu compte d’un rapport intéressant : celui que la société suisse « Paola Ghilani & friends » a rédigé pour le canton de Fribourg, en liaison avec l’assemblée des régions européennes, rapport dont le titre est : « Mesurer le progrès véritable et la qualité de la vie dans les régions européennes ». Mon travail se distingue pourtant des conclusions de ce rapport sur deux points

  • D’une part je me refuse à introduire dans mon indice des éléments recueillis par sondage sur la perception par chacun de son bonheur personnel. Les deux méthodes, subjective et « objective » (c’est à dire reposant sur des agrégats statistiques), sont complémentaires mais doivent être distinguées. Pour autant, je ne verrais aucun inconvénient, au contraire, à ce que mon classement soit confronté avec des études subjectives, pour savoir si les deux méthodes sont réellement complémentaires, ce que je crois !
  • D’autre part, mon travail utilise les statistiques existantes, alors que la société suisse propose des indicateurs intéressants, comme par exemple le coefficient de GINI, qui n’existent pas à ma connaissance par région, ou du moins pas encore.